Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 12:20

Le communiqué du SNESUP national a été publié le 1 juin 2010 sur son site et peut être retrouvé en cliquant sur le lien suivant :

 

http://www.snesup.fr/Presse-et-documentation?aid=5197&ptid=5&cid=240

 

Capture de la page du communiqué publié sur le site du SNESUP national :

 

Capture faux blog

 

Rappel du texte du communiqué :

 


AVERTISSEMENT CONCERNANT UN FAUX BLOG  SNESUP  A  EVRY


 

Un blog anonyme se réclamant du SNESUP de l’Université d’Evry, puis de la FSU, diffuse des documents et prises de positions en usurpant la signature de notre organisation.

 

Le ou les auteurs de ce blog ont en particulier diffusé un article prenant à partie la section d’Evry de la CGT : le SNESUP tient à faire savoir qu’il n’est pas à l’origine de ce texte, et ne reprend pas à son compte les attaques contre ce syndicat.

 

Le SNESUP informe les collègues que le seul blog autorisé à diffuser les positions de la section d’Evry de notre syndicat peut être retrouvé à l’adresse http://section.snesup-evry.over-blog.com

Victime d’une grave usurpation de sa signature, notre syndicat se réserve la possibilité de se retourner envers les responsables de ce préjudice si toute mention du sigle SNESUP dans le titre, la signature ou l’adresse de ce blog n’est pas retirée dans les plus brefs délais. Il en informe la FSU dont le sigle semble faire l’objet d’un même usage frauduleux.



Par Section SNESUP d'Evry
Mardi 14 décembre 2010 2 14 /12 /Déc /2010 23:37

Capturer cellule

Télécharger l'affiche  à l'adresse suivante :

Cellule harcèlement.pdf

 

Lien du blog de la "Cellule harcelement" :

http://cellule-harcelement-snesup.com

 

Par Section SNESUP d'Evry
Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 22:59
Le SNESUP, au sein du Secteur des Situations des Personnels (SDP), propose la création d’une « Cellule de lutte contre le harcèlement, la souffrance au travail et les discriminations » et la mise en place :

-- d’un Réseau de soutien,

 - d’un Observatoire de la souffrance et du harcèlement au travail dans l’enseignement supérieur.

Pour :

  - rompre l’isolement des camarades et apporter un soutien permanent,

 - amplifier les actions des sections locales en synergie avec le SNESUP national au sein de cette Cellule,

 - mettre en place des moyens de communication et de solidarité face à l’émergence de la souffrance due à la mise en place de la Loi LRU.

La défense des personnels dans un climat où la souffrance au travail et le harcèlement s'accroissent de plus en plus doit être renforcée et c'est pourquoi le SNESUP a organisé le 1er décembre 2010 en direction de toutes les sections un stage sur le "Harcèlement moral et la souffrance au travail". (cliquer ici pour consulter la programme du Stage).

 

Noël Bernard, Secrétaire National, Responsable du Secteur SDP

Xavier Sanchez, Collectif SDP du SNESUP national, Secrétaire de la Section d'Evry

Par Section SNESUP d'Evry
Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 20:58

Une politique qui génère souffrance et harcèlement

 

La montée en flèche des appels enregistrés par le SNESUP venant de collègues victimes d’abus de pouvoir, de mauvaises conditions de travail ou de harcèlement moral coïncide avec la mise en place de la loi LRU et plus généralement de la politique actuelle d’enseignement supérieur et de recherche.

 

Cette politique conjugue une série de facteurs tous aggravants :

-         Un climat de concurrence surgit à tous les niveaux (établissements, laboratoires, collègues), par la référence constante à des classements et notations, et plus récemment la notion d’excellence (chaires, PES, campus d’excellence, labex…) distinguant certains éléments et rejetant les autres. Rejets, suspicions, placardisations, interdits professionnels fleurissent partout.

-         La référence à la performance, comprise comme conformation à des objectifs imposés, se décline en contrats d’objectifs, primes et financements à la performance. Ce système engendre la dévalorisation collective et individuelle face à la remise en cause des missions et des savoir-faire, et un sentiment de culpabilité des collègues n’ayant pas rempli les objectifs. Il en résulte un mal-être perceptible chez un grand nombre de collègues.

-         La gouvernance s’organise selon un schéma d’autonomie/pilotage : d’un côté chaque établissement, voire composante, est géré par un chef doté de tous pouvoirs vis-à-vis des personnes placées sous son autorité ; de l’autre côté ces chefs sont eux-mêmes l’objet d’un pilotage très étroit par toute une pyramide de donneurs d’ordre, alliances, pôles, PRES, commissions-maison, brandissant l’arme de l’étranglement financier pour imposer la conformation aveugle à leurs injonctions. Ce mécanisme quasi-féodal aboutit, dans la plus totale obscurité, à de fortes inégalités de traitement, une dépossession des responsabilités des instances comme des individus, et un repli sur soi de collègues persuadés qu’il n’y a rien à faire. 

-         Au service de cette politique, le ministère accélère la déréglementation dans tous les domaines : réécriture des textes pour introduire une « souplesse » ; dématérialisation des textes et actes de gestion rendant l’internet maître du jeu et instaurant l’impermanence de statuts non écrits ; remplacement de règlements nationaux par des décisions locales à peine cadrées par de vagues référentiels ou circulaires.

-         La recomposition des établissements, surfinancement de quelques pôles et asphyxie des autres établissements, disparition des IUFM, déchéance de disciplines entières, provoque détresse et anxiété, et donne plus de violence aux favoritismes ou népotismes auxquels se livrent certains dirigeants.

 

La lutte pour l’abrogation de la loi LRU est donc aussi une lutte pour éradiquer le fléau du harcèlement et de la souffrance au travail.

 

La responsabilité de l’employeur

 

Les fonctionnaires sont protégés par le Statut général des fonctionnaires (loi 83-634) contre notamment la discrimination, le harcèlement moral et sexuel. Il fait obligation à la collectivité publique de protéger les fonctionnaires, titulaires et non titulaires, et de réparer le préjudice subi.

 

Ce texte est un point d’appui important auquel s’ajoute la circulaire 2007-047 du 27 février 2007 sur le harcèlement moral, adressée à tous les personnels des établissements publics d’enseignement, d’enseignement supérieur et de recherche. Elle est une aide précieuse pour les collègues harcelés et les représentants syndicaux prenant leur défense.

Le rôle des CHS, des ACMO, et surtout du médecin de prévention, souligné par cette circulaire, est primordial. Ce dernier, en particulier, doit proposer les mesures médicales adaptées.

Pour sa part le chef d’établissement doit prendre en compte tout signalement de harcèlement qui lui arrive, et prendre les mesures (enquête, mesures pour faire cesser le harcèlement, poursuites disciplinaires, suivi professionnel personnalisé de la victime).

Comme le précise la circulaire, dès lors que l’administration n’a pas pris de mesures alors que le harcèlement est établi, sa responsabilité peut être engagée.

 

Même dans le cadre de l’autonomie, la responsabilité du ministère lui-même est engagée lorsqu’un agent est victime d’un harcèlement de la part de son chef d’établissement, ce dont des exemples se produisent aujourd’hui même. Le SNESUP interpelle la ministre pour exiger qu’elle accorde la protection fonctionnelle due à l’agent.

 

Agir dans nos établissements

 

Dans tous les établissements, les actions de prévention et de formation doivent être mises en place. En particulier, l’installation de médecins de prévention doit être imposée dans tous les établissements. 

 

Les sections locales du SNESUP, à l’écoute de tous les collègues victimes de harcèlement, exigeront partout que dès son signalement, le dispositif prévu dans la circulaire soit activé sans attendre.

 

Elles exigeront que la protection fonctionnelle, droit essentiel des fonctionnaires, soit accordée sans exclusive ni retard par les chefs d’établissements. En cas de défaillance, le SNESUP mettra tout en œuvre pour contraindre l’établissement à assumer ses obligations.

 

Enfin, le harcèlement est un poison qui a des conséquences durables sur la santé des collègues. Le SNESUP assistera la victime dans sa demande de reconnaissance médicale des séquelles éventuelles.


SNESUP, mensuel de novembre 2010
Par Section SNESUP d'Evry
Jeudi 4 novembre 2010 4 04 /11 /Nov /2010 00:38


Quoi qu’en disent le gouvernement, sourd à l’expression populaire, et la majorité des médias, le rejet des choix du gouvernement contre les retraites, qui s’est une fois de plus exprimée le 28 octobre dernier, est loin de s’éteindre même si la loi vient d’être adoptée par les deux assemblées. Le texte sorti de la commission mixte AN/Sénat, s’il devait être promulgué, provoquerait des ravages, dans la fonction publique comme dans le secteur privé  Le niveau de mobilisation atteint au coeur d’une pause scolaire continue de se mesurer en millions de manifestants. L’ancrage de la contestation dans la population est profond et durable. Dans les cortèges, la présence des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche ne s’est jamais démentie. Le renforcement des mobilisations par les jeunes et notamment des étudiants, marque un tournant dans le mouvement. Tous, ils prennent part activement à ce combat pour le retraites, l’emploi, les salaires et pour refuser la précarité. Le Président de la République ne peut pas promulguer une loi dont le rejet a atteint des sommets dans toute la population, tant elle broierait les solidarités intergénérationnelles et n’épargnerait aucune catégorie de salariés.


Des évolutions sournoises dans l’application de la LRU


En même temps qu’ils se mobilisent pour défendre notre système de retraites, de nombreux collègues sont contraints de s’épuiser à répondre aux appels d’offres liés au « grand emprunt » (Equipex, Labex, Inex…), éloignés de considérations scientifiques et émis à un rythme insensé. Dans un contexte d’austérité budgétaire qui voit reculer en pouvoir d’achat le budget de la MIRES (1), se confirmer le scandaleux Crédit Impôt Recherche et se multiplier les Partenariats Public-Privé, les candidats au financement du grand emprunt sont sommés de donner des gages de «resserrement de la gouvernance des établissements» s’ils veulent bénéficier de ses hypothétiques financements. La concurrence induite par ce processus extrêmement sélectif et opaque conduit certaines équipes de recherche à l’implosion et frappe de plein fouet les enseignants-chercheurs et chercheurs, en particulier en sciences humaines et sociales. Ce processus engage le changement radical des structures de l’enseignement supérieur et de la recherche.

 

Il remet en cause l’égalité d’accès dans l’enseignement supérieur et l’avenir d’un maillage territorial équilibré. Les manifestations, les échanges entre personnels réunis dans les mêmes cortèges et dans les AG contribuent au regain d’une solidarité qui se manifeste aussi de manière financière et juridique, et au brassage des idées. Dans des cadres souvent interprofessionnels, ils permettent de tisser ou de fortifier des liens qu’un système concurrentiel à outrance cherche à rompre. Si le gouvernement cherche à clore le dossier des retraites, alors qu’il bénéficie d’un soutien très minoritaire de l’opinion publique, consciente de l’injustice de ce projet gouvernemental, c’est pour ouvrir les suivants et en particulier celui de la sécurité sociale, de la dépendance…


Maintenant se jouent des batailles qui ne peuvent attendre de prochaines échéances électorales. Le SNESUP appelle la communauté universitaire à manifester en masse le 6 novembre prochain et à faire de cette journée un nouveau moment fort et marquant dans une mobilisation aux actions diversifiées appelées à se prolonger pour imposer de tout autres choix.


Texte adopté à l’unanimité par le Bureau National réuni le 4 novembre 2010


Par Section SNESUP d'Evry
Samedi 16 octobre 2010 6 16 /10 /Oct /2010 22:45

 


Depuis la fin de la semaine dernière, les déclarations concernant le Plateau de Saclay pleuvent. Le Président de la République, une nouvelle fois venu faire sa promotion sur le Plateau de Saclay, annonce l'arrivée sur le Plateau d'Agro-Paris Tech, de l'école Centrale Paris, de l'ENSAE, d'un pôle biologie-pharmacie- santé s'appuyant sur les équipes de pharmacie de Paris Sud, l'ENS Cachan et l'école des Mines-Institut de télécoms.

 

Imposées dans le cadre de l'opération Saclay - dont le projet scientifique n'est pas clairement défini-, ces délocalisations à la hussarde, financées pour partie par la vente de leurs biens immobiliers propres, engagent un profond remodelage et déstabilisent l'enseignement supérieur et la recherche à Paris et sa région .

Cette opération politico-médiatique a provoqué une levée de bouclier tant de la région que de la ville de Paris. On veut afficher l'arrivée des Grandes Écoles sur le Plateau. Mais, cet affichage de l'opération Saclay et les promesses de financement par le plan campus et le grand emprunt - éludent la mise aux normes de sécurité de bâtiments à Orsay ou à Chatenay. Les crédits ne sont pas débloqués, attendant que les départements de l'université Paris Sud montent sur le Plateau, au prix d'une juteuse opération financière pour les spéculateurs avec les terrains de la vallée.

 

Dotée d'une « gouvernance resserrée», cette fondation présente un CA réduit, ne comptant quasiment pas d'élu, excluant la plupart des établissements. Cette conception est contraire à la conception collégiale et démocratique des établissements universitaires ou/et de recherche. L'empilement technocratique qu'elle propose va à l'encontre des récentes recommandations de la cour des comptes.

 

Dans le même temps, sont parues au Journal officiel les nominations ministérielles au CA de l'Etablissement Public de Paris Saclay, qui, outre les constructions et l'aménagement, se voit attribuer des compétences en matière d'organisation de la recherche. Parmi les nommés, s'il est des scientifiques de renom, aucun n'est véritablement représentant de la communauté universitaire ou de l'établissement auquel il appartient. Les représentants de la communauté économique sont notamment liés aux pôles de compétitivité présents sur le Plateau. Pas un représentant des personnels n'est présent dans ce CA.  Sous prétexte de primauté de classements internationaux, on introduit un nouvel empilement de structures, sans articulation avec les établissements publics, pour mieux piloter à court terme une opération voulant rassembler des « recherches d'excellence », orientées vers les réponses aux besoins des entreprises présentes dans les pôles de compétitivité.

 

On fait miroiter un métro rapide au nombre de stations limitées - auquel la région Ile de France est opposée - supposé relier les grands centres économiques et aéroports entre eux, ne desservant pas toutes les stations qui permettraient aux étudiants, aux personnels de l'université, aux habitants du Plateau de se déplacer. Cela risque de tarir le recrutement des étudiants du Centre d'Orsay de l'Université Paris Sud.  Ce projet, basé sur une vision élitiste de l'enseignement supérieur et de la recherche, risque d'affaiblir l'enseignement supérieur et la recherche francilienne, de Paris intra-muros et de faire éclater des établissements existants.

 

C'est pourquoi le SNESUP exige l'arrêt immédiat de cette entreprise de démolition du service public d'Enseignement Supérieur et de Recherche francilien tournant le dos à tous les acteurs impliqués et à leurs représentants.

 


Communiqué SNESUP

Par Section SNESUP d'Evry
Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /Oct /2010 21:54



Les puissantes manifestations de juin, septembre et octobre contre le projet injuste et inacceptable de destruction de notre système de retraite ont été des succès incontestables. Le gouvernement, bafouant la démocratie sociale et parlementaire, veut ignorer le rejet massif de son projet. Au service des marchés financiers et sous la pression des agences de notation, il fait le choix d’imposer l'austérité et de faire payer le prix de la crise à tous les salariés, les retraités, la jeunesse.


Dans toute l'Europe, de nombreuses organisations syndicales, dont la CES, ont condamné la responsabilité des marchés financiers dans la crise économique et sociale. Dans des termes sans appel, elles ont dénoncé les effets des plans d'austérité sur l'économie, et les risques sur l'emploi et l'appareil productif. Alors que les banques ont fait l'objet d'un sauvetage sans précédent et qu'elles retrouvent le chemin du profit, la crise est un prétexte à l'échelle européenne pour imposer des restructurations et les suppressions d'emplois, détruire les services publics et les systèmes de solidarité sociale.


Le président de la République et sa majorité parlementaire ont perdu la bataille des idées. En réelle difficulté le pouvoir
multiplie les attaques tous azimuts, notamment xénophobes et sécuritaires. Dans la cohérence de sa politique, le gouvernement accélère également la destruction de l'enseignement supérieur et de la recherche publics. Allant jusqu'à
remettre une fois de plus en cause l'héritage universitaire de mai 68, la Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche dresse un bilan de son action aux antipodes de la réalité vécue par des collègues aux libertés entravées, écrasés par la bureaucratie, l’autoritarisme et l’alourdissement des charges, directement liés à la loi "LRU" et au passage aux "Responsabilité et Compétences Elargies".


De la voix même de la Ministre, la loi « LRU », le « plan campus », et désormais les « initiatives d'excellence » sont « un outil pour redessiner le paysage universitaire, en favorisant le regroupement ». Cette politique discriminatoire, faisant miroiter la concrétisation de projets liés au "grand emprunt" détourne les ressources du service public et cherche à imposer de nouveaux reculs en termes de collégialité et de démocratie. Elle est inefficace tant pour les formations que pour la recherche.


L'imposture de la "mastérisation" de la formation des enseignants se révèle pleinement : détresse des jeunes enseignants mis devant une classe sans la moindre formation et des acteurs de la formation des maîtres, kyrielle de formations bricolées pour l'occasion, déstructuration de la recherche. A cette catastrophe pour le service public d'éducation, s'ajoute un budget d'austérité pour le service public (31500 suppressions d'emploi, dont 16000 à l'Education Nationale) et inédit dans l'enseignement supérieur.


Il apparaît aujourd’hui clairement qu’il est nécessaire, pour obtenir le retrait du projet de destruction des retraites, de franchir un degré supplémentaire dans ce conflit majeur dont les enjeux n’échappent à personne.


Ce contexte impose et rend possible l’élargissement et l’élévation des mobilisations au niveau nécessaire. Le SNESUP appelle à :
- faire de la journée de grève et de manifestations du 12 octobre une journée de mobilisation d'une ampleur sans
égale par l'engagement de chacun de nous (participation aux débats en AG, distribution de tracts...) ;
- multiplier les AG dans les établissements permettant de mettre démocratiquement en débat les suites à donner ;
· prendre part à la construction d'initiatives locales unitaires.


En prévision, il suggère entre autres :
- la diffusion large et régulière des actions proposées localement en interprofessionnel
- un travail d’information et de débat auprès des étudiants et des personnels
- l’établissement d’une caisse de grève.


Les appels à la grève reconductible dès le 12 octobre se multiplient (transports, énergie…). Le SNESUP est prêt à
s’engager, dès le 13 octobre dans la reconduction des mobilisations et de la grève dans l’enseignement supérieur.
Il appelle les syndiqués et les collègues à débattre, en recherchant l’unité avec les personnels et les étudiants, des
conditions de sa réussite et à décider de sa mise en oeuvre.


Paris, le 8 octobre 2010.
Par Section SNESUP d'Evry
Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 23:50


Après la manifestation exceptionnelle du 7 septembre et le succès des actions du 15 septembre, la mobilisation du 23 septembre doit être à la hauteur des coups que nous porte le gouvernement. Devant une entreprise de démolition du système de retraite encore pire que les « réformes » engagées dans les autres pays d’Europe, face à un texte de loi aggravé sur certains points, en particulier pour les fonctionnaires, par les amendements adoptés par l’Assemblée Nationale, face aux choix destructeurs accroissant les inégalités, touchant notamment les femmes, les précaires et la jeunesse, que le gouvernement tente de nous imposer, notre engagement dans la grève et les manifestations est décisif pour amplifier le rapport de forces et contraindre le gouvernement à retirer son projet.


Le combat que nous menons s’inscrit dans un tempo jamais atteint à cette période de l’année. Le calendrier que le gouvernement entend tenir, l’agitation qui l’anime, quitte à bafouer la démocratie parlementaire et d’attaquer les libertés individuelles, montrent à quel point Nicolas Sarkozy est en difficulté. A cette frénésie, nous devons opposer dans la durée une riposte à la hauteur des enjeux, alliant célérité, renforcement et élargissement de la mobilisation. Nous pouvons faire reculer le gouvernement !

 

Tous les secteurs de la population, toutes les générations sont concernés par une réforme qui n’entend nullement sauver notre système de retraite mais rassurer les marchés financiers, amadouer les agences de notations et favoriser le recours à l’assurance et aux fonds de pension. Le financement de la retraite à 60 ans et le retour aux conditions de retraite à taux plein sont possibles. D’autres options existent, mettant à contribution les revenus financiers et bancaires, supprimant les « niches » injustifiées, à commencer par la plus scandaleuse d’entre elles, le « bouclier fiscal ».

 

Dans l’éducation, la rentrée est marquée par une profonde dégradation des conditions de travail. Dans l’enseignement supérieur, les collègues, noyés par la bureaucratie et pressés par la mise en concurrence, sont détournés de leurs missions d’enseignement et de recherche. Dans toute la fonction publique, l’augmentation des taux de cotisations pour les retraites annonce des baisses de salaires nettes. Dans toute la société, l’augmentation des prix, les diminutions des prestations sociales, les suppressions d’emplois fragilisent de nombreux foyers.

 

Le 23, par la grève et les manifestations, nous devons tous prendre nos responsabilités pour résister et faire reculer le gouvernement. Dans les établissements, dans les AG, il nous faut assurer la réussite de notre mouvement et préparer ses suites (poursuite de la grève, formes de reconduction, manifestation nationale…). Un préavis de grève a été déposé jusqu’au 24 et sera prolongé jusqu’au 1er octobre.


SNESUP national
Par Section SNESUP d'Evry
Dimanche 8 août 2010 7 08 /08 /Août /2010 14:10

 


 

Le SNESUP a pris connaissance de la décision du Conseil Constitutionnel qui  vient de déclarer conformes à la Constitution trois articles du Code de l'éducation créés par la loi « LRU » (L. 712-8, L. 952-6-1 et L. 954-1) et d'émettre une réserve sur l'application du droit de veto (deuxième alinéa du 4° de l'article L. 712-2). Le SNESUP attend toujours la décision du Conseil d'Etat, maintes fois ajournée, concernant ses recours sur le décret instituant les comités de sélection et  sur le décret modifiant les statuts des enseignants-chercheurs, pris en application de la loi LRU.

Alors que la ministre cherche dans cette décision un moyen de conforter la politique du gouvernement minée de toutes parts, les réserves du Conseil Constitutionnel excluant les motifs scientifiques de l'application du droit de veto –-même si le Conseil Constitutionnel ne remet pas en cause ce droit inacceptable- et interdisant de recruter des candidats n'émanant pas des choix des comités de sélection, donnent une interprétation de la loi en retrait de la volonté gouvernementale. Dans certaines universités, les présidents n'ont pas hésité à user de leurs prérogatives démesurées pour imposer des candidats non retenus, en violation de cette interprétation.

Le SNESUP dénonce les pouvoirs exorbitants des présidents d'université en matière de recrutement et de gestion des personnels (composition des «comités de sélection», veto devant un recrutement), les pressions insidieuses sur les libertés scientifiques et pédagogiques des enseignants-chercheurs aux statuts profondément altérés, l'explosion de la précarité, les dérives désastreuses du pilotage managérial en opposition avec les fondements scientifiques et collégiaux de l'université. Il réaffirme son opposition résolue à la loi LRU, son exigence de l'abrogation de cette loi et du Pacte Recherche et son exigence d'un tout autre cadre législatif.

 

SYNDICAT NATIONAL DE

L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR (FSU)

 


Paris, le 6 août 2010

 

 

 

Par Section SNESUP d'Evry
Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 09:16

Le SNESUP a eu gain de cause dans un cas de harcèlement moral à l'Université d'Evry qui a débuté en 2005. En effet, une action concertée entre le SNESUP national et la section locale d'Evry a donné lieu à une médiation qui s'est concrétisée, suite à différents échanges entre le syndicat et la direction de l'établissement, lors de la réunion  entre le SNESUP et le Président de l'Université d'Evry le 6 janvier 2010.

 

Le SNESUP est satisfait du résultat de son action car l'Université d'Evry a publié un poste de Professeur  d'université afin de mettre  fin à cette situation de harcèlement qui n'était plus soutenable pour trois Maîtres de Conférences du Département de Langues Etrangères Appliquées (LEA) victimes d'une "placardisation" menée par la Responsable du Master LEA entre 2006 et 2010. En particulier, deux d'entre eux ont été exclus des cours de Master par la Responsable pendant plusieurs années sans aucune justification. Ce harcèlement a conduit l'un des Maîtres de Conférences à prendre un Congé de Longue Maladie de plus de deux ans pour  motif de dépression suite à ce harcèlement caractérisé. Un second Maître de Conférences a dû se mettre, pour la même raison médicale, en disponibilité sans solde pendant un an afin de se protéger des agissements de la part de la Responsable du Master LEA.

 

 

Suite à l’action du SNESUP, à l'heure actuelle ces trois Maîtres de Conférences du Département de LEA ont été rétablis dans leurs droits  d'enseignants-chercheurs et la direction de l'université s'est engagée à garantir un fonctionnement démocratique et collégial de ce département. En effet, ces trois enseignants-chercheurs ont pu collégialement au sein du département LEA choisir leurs cours pour 2010-2011, accéder aux responsabilités administratives et collectives et vont pouvoir intégrer un Laboratoire de recherche alors qu’ils ont été privés pendant des années de tous ces droits fondamentaux pour tout enseignant-chercheur.

 

La nomination d'un nouveau Professeur a été le point central de la négociation afin de garantir le même traitement et l'équité pour tous les enseignants-chercheurs qui composent le département de LEA. Ce nouveau Professeur d'Anglais prendra ses fonctions au 1er septembre 2010 et assumera les responsabilités du Master de LEA, du Laboratoire de Recherche, de la Section d'Anglais et de la coordination de l'ensemble de la filière  de LEA, mettant ainsi fin à une situation de harcèlement qui a duré pendant des années.

 


Communiqué SNESUP d'Evry publié le 11 juillet 2010

sur le blog de la section locale et sur le site du SNESUP National

 

Par Section SNESUP d'Evry
Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 18:02

 


 

La commission réunissait 20 camarades pour un travail s’inscrivant dans le cadre du lancement de la réflexion de fond lancée par le SNESUP à l’occasion de ce congrès.   Les  interventions nombreuses et les échanges nourris malgré le temps relativement court ont fait ressortir  la nécessité d’ancrer ce travail dans les questions urgentes du moment, et dans le vécu des sections.

 

Au rang des questions urgentes les camarades ont particulièrement insisté sur  :

- Le nombre des emplois de non titulaires en constante augmentation : la montée de la précarité à tous les niveaux  est un problème crucial. Un texte adopté par la dernière CA du SNESUP a déjà renouvelé les mandats du syndicat  concernant la résorption de la précarité et l’amélioration des conditions de travail et de carrière des non titulaires.
Une intervention de Jacques Fossey, membre du BN du SNCS, a permis de mesurer l’ampleur du phénomène au CNRS où le nombre d’emplois précaires est passé de 3000 à 6000 depuis trois ans.

- L’apparition en de nombreux endroits de phénomènes de souffrance au travail et de cas de harcèlement moral. Les collègues fragilisés face à la multiplication des attaques sont de plus en plus nombreux à solliciter l’aide du syndicat.

- Les attaques contre les retraites, question particulièrement brûlante au moment de ce congrès. La commission a préparé une motion soumise à l’adoption du congrès.

- La poursuite des conséquences multiples de la loi LRU et ses décrets : problèmes sur le référentiel des tâches et débuts d’expériences de modulation, primes au mérite (PES), applications inégalitaires de TP=TD, chaires d’excellence, montée du mandarinat et de la bureaucratie, problèmes du droit à la recherche, atteintes aux droits des fonctionnaires (congés, mutation), gestion décentralisée, problèmes de reclassements et d’inversions de carrières.

- Le statut problématique des enseignants de second degré, et les inquiétudes que soulèvent l’annonce par le ministère d’une réforme de ce statut. Les revendications du SNESUP concernant le recrutement, la carrière, les conditions de travail et le droit à la recherche des enseignants de statut second degré ont été réaffirmées dans un document adopté lors de la dernière CA.

- Les difficultés des responsables de sections pour défendre les collègues sur des questions souvent pointues et difficiles réglées maintenant au plan local, la nécessité d’aides juridiques, la tentation chez certains militants de se désengager pour  «sauver leur peau » dans le climat concurrentiel.

 

Se référant aux documents préparatoires du congrès, que l’on trouvera rappelés en annexes, le travail de la commission a abouti à l’adoption par le congrès d’une résolution  par laquelle sont lancés  six chantiers de réflexion mis en place jusqu’au prochain congrès d’orientation, et auxquels seront associés toutes les sections locales et tous les adhérents du syndicat, en vue d’actualiser et d’approfondir ses positions.

 

1 – Missions et services des universitaires

 

Ce thème concerne, outre les deux missions d’enseignement et de recherche, les activités nombreuses et diverses assurées par les collègues.


A propos de la recherche est beaucoup revenu dans les interventions le problème du droit à la recherche, fortement remis en cause et qui doit être garanti par les statuts ainsi que la liberté dans sa recherche. Cette question, qui rejoint celle de l’évaluation, concerne aussi les enseignants de second degré et non titulaires.

 

Sur la question du tableau d’équivalence des tâches est ressorti la question de la modulation de services, les établissements étant nombreux à confondre les deux notions et la frontière entre les deux demandant à être précisée.

 

2 – Carrières

 

Ce point a été très discuté dans la commission. L’un des documents préparatoires comporte une proposition issue d’un groupe de travail précédemment mis en place sur le sujet. Le diagramme qu’il comporte, à la fois trop détaillé pour le lancement d’une réflexion et pas assez explicité, a eu le mérite de susciter un ensemble de réactions montrant la difficulté.

 

La revendication d’un corps unique des enseignants-chercheurs était soutenue par une majorité de camarades présents, mais il faut noter une opposition de certains jugeant plus utile d’améliorer les promotions dans le système existant ; des craintes quant à l’accueil de cette proposition chez les collègues ont également été émises.

 

La  plupart des interventions, favorables à la réaffirmation du mandat du SNESUP d’un corps unique des enseignants-chercheurs, se partageaient en abordant les questions venant immédiatement : faut-il un système d’avancement accéléré (un lien avec la réflexion sur l’évaluation devant être envisagé) ? Quel niveau de rémunération de début et de fin de carrière ? quelle durée de carrière ?

 

Il a été rappelé que pour les enseignants du second degré le document adopté par la CA réaffirme notre revendication de l’avancement de tous au rythme le plus élevé. Dans ce document reste à préciser les modalités d’intégration des second degré docteurs qualifiés dans les corps d’enseignants-chercheurs.

 

Pour les contractuels l’établissement d’une grille d’avancement figure dans le texte revendicatif et constituera un enjeu important à brève échéance.


3 – Formation initiale et continue

 

La nécessité de faire bénéficier tous les personnels enseignant dans l’enseignement supérieur d’une formation tant initiale que continue a déjà été souvent évoquée. Il faut donner un caractère concret à cette revendication : quelles modalités de mise en œuvre, quel rythme dans la carrière, quelles structures mettre en place ?

Quels contenus et quelle finalité des formations ?

Quelle prise en compte dans le service, comment garantir le droit à ces formations ?

Un lien entre ces questions et celle de l’évaluation est, ici aussi, à étudier.

 

4 – statut des doctorants, post-doctorants et ATER

 

Les questions statutaires liées à l’entrée dans la carrière se posent à la fois sous l’angle d’un combat contre la précarité, et sous celui de la préparation au futur métier. Ce dernier point rejoint partiellement la question de la formation initiale.

 

Faute de temps la commission a peu travaillé sur de point. Partant de notre critique des dispositifs existants (ATER…) et du statut de doctorant contractuel qui vient d’être introduit, il faut mettre sur pied une proposition assurant l’octroi aux doctorants et post-doctorants de véritables garanties statutaires tout en tenant compte de la diversité des situations comme des finalités d’études.

 

5 – Droits des personnels titulaires et non titulaires de la fonction publique

 

Le constat d’une forte dégradation des conditions de travail, et de cas multipliés de souffrance au travail rend plus aigu le besoin de réaffirmer les droits des fonctionnaires et agents non titulaires, et la nécessité de les faire respecter dans l’enseignement supérieur.

 

Les priorités constatées tant par le secteur Affaires Personnelles que par les sections portent notamment sur le harcèlement moral et sur le droit aux congés. Comment assurer les moyens d’une vraie protection fonctionnelle des agents publics ? Concernant le droit aux congés, mis à mal par l’annualisation des services, et maintenant par la modulation, des propositions sont à élaborer tant pour servir de support à l’action dans les établissements qu’en vue d’une négociation au plan national.

 

Plus généralement un travail doit être fait sur l’ensemble des droits des fonctionnaires, ainsi que sur le code du travail. Il doit déboucher sur les moyens d’assurer une  égalité de traitement, sur la mise en œuvre du principe de collégialité et sur la prévention des risques psychosociaux.

 

6 – Recrutements

 

Les témoignages sur le fonctionnement des comités de sélection confirment le danger du système mis en place, son caractère anticonstitutionnel et les nombreux cas de contestations. Est également pointée la situation critique concernant les mutations.

 

La recherche de modalités de recrutement est donc primordiale et devra répondre aux questions posées dans le document préparatoire.

 

Il faut noter que ce point concerne non seulement le recrutement des enseignants-chercheurs, mais aussi l’affectation des enseignants de second degré, et le recrutement des enseignants non titulaires.

 


Congrès du SNESUP - Dijon, 3 et 4 juin 2010

Par Section SNESUP d'Evry
Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 00:40

 

Le gouvernement vient de publier son projet de « réforme » des retraites. Il s'agit d'une poursuite très sérieusement aggravée de la loi Fillon de 2003 et des textes Balladur de 1993, le tout rédigé avec un certain cynisme. Les mesures envisagées sont injustes et non « justes » comme le gouvernement veut nous le faire croire.

 

Le SNESUP dénonce avec la plus grande vigueur à la fois la prolongation de 60 à 62 ans de l'âge légal de départ en retraite pour tous les salariés et fonctionnaires (57 pour les catégories dites actives qui avaient encore la possibilité des 55 ans), celle du report de 65 à 67 ans pour ne pas subir de décote, et celle de la durée d'assurance pour une pension complète portée à 166 trimestres. Ces mesures, même étalées par étapes à partir du 1/7/2011, ne peuvent que provoquer pour tous une obligation de travailler plus pour atteindre une pension de plus en plus réduite et aggraver sérieusement le chômage déjà massif des jeunes diplômés.

 

Le projet gouvernemental annonce l'augmentation parallèle de la cotisation -retenue pour pension- de tous les fonctionnaires. Elle serait étalée à partir de l'an prochain pour atteindre un prélèvement de l'ordre de 50 à plus de 100 euros par mois, alors qu'est programmée une stagnation du traitement brut des actifs, ce qui se traduirait donc par une baisse du salaire net des fonctionnaires. De plus, aucun centime ne s'intègre dans une révision du montant initial des pensions de la Fonction Publique toujours calculé sur une valeur du point d'indice en perte de plus de 10 % de pouvoir d'achat ces dernières années.

 

Les autres agressions sont précisées : la suppression presque immédiate des possibilités de départ avant l'âge légal des parents de 3 enfants, la confirmation de l'élimination des départs pour carrière longue, le refus de prise en compte des années de formation et des recrutements tardifs, le maintien des blocages subis par les polypensionnés, des restrictions pour l'accès au minimum garanti. Et, pour rassurer les milieux financiers, le gouvernement annonce le gel de l'effort financier de l'Etat pour le financement du régime de retraite des fonctionnaires, ce qui ne peut conduire qu'à baisser le montant des retraites. En outre, il prévoit un comité de pilotage pour proposer « en cas de besoin » les mesures d'ajustement nécessaires, c'est-à-dire de nouvelles aggravations.

 

Enfin un discours relativement creux pour de nouveaux financements. Les retraites-chapeaux seraient taxées et produiraient 110 millions d'euros (quel succès !), mais l'on ne toucherait pas aux profits financiers des entreprises (plus de 250 MILLIARDS d'euros en 2009).

 

Un tel projet doit être combattu. Chacun doit s'y impliquer. Le SNESUP appelle tous les personnels à réagir dès maintenant et à participer massivement dans l'unité public-privé à la journée de grève et de manifestations du 24 juin. Il les appelle à participer aux initiatives de l'été préparant la riposte d'ampleur nécessaire en septembre.


Lien : Projet de réforme des RETRAITES du gouvernement

 

Par SNESUP Evry
Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 09:23

 


La CPU, par une note portant sur la mise en œuvre du référentiel national des tâches, cherche à alourdir les services des enseignants-chercheurs qualifiés de "non publiants", écartant durablement de la recherche des collègues victimes d'une conception punitive de l'évaluation de la recherche et déjà soumis à des pressions insidieuses.

 


 

Le SNESUP condamne la volonté de la CPU qui, pour trouver une solution permettant de répondre au manque de personnels titulaires, souhaite s'affranchir d'un décret qui ne lui convient pas. En effet, le décret statutaire modifié, que nous contestons, subordonne néanmoins la modulation, notamment à la hausse, à l'accord de l'intéressé et nécessite une évaluation préalable du CNU. Ignorant ces dispositions, la CPU encourage clairement les établissements à recourir à des dispositifs locaux d'évaluation.

 

A un moment où des dispositifs centraux de la loi LRU (décrets comités de sélection et enseignants-cherches modifié) sont dans l'attente de décisions, maintes fois retardées, suite à nos recours devant le conseil d'Etat, le SNESUP maintient sa ferme opposition au décret conférant aux présidents d'université les pleins pouvoirs dans une gestion individuelle des carrières et rendant possible une modulation des services qui pourrait se traduire par un alourdissement des services d'enseignement pour la plupart des enseignants-chercheurs.

 

Dans les établissements, la mise en œuvre du référentiel national des tâches ne doit pas conduire à une mise en opposition des situations individuelles. A l'opposé de notre vision d'une répartition collégiale et démocratique et de la reconnaissance des tâches qui se sont surajoutées au fil du temps aux missions d'enseignement et de recherche des enseignants-chercheurs, le SNESUP dénonce la ligne de pente qui consisterait à privilégier une tarification à l'acte individualisé générateur de concurrence et excluant toute reconnaissance collective des tâches, mandat de longue date du SNESUP.

 

Le SNESUP condamne la volte face de la CPU qui revient sur ses engagements antérieurs à ne pas recourir à la modulation à la hausse.      

    


Communiqué SNESUP,  Paris, le 15 juin 2010

Par Section SNESUP d'Evry
Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 18:44

 

En attendant un document de quatre pages, ci-dessous le texte adopté par le Congrès proposé par la "Commission Situation des Personnels" (SDP)

 


Carrières et statuts des enseignants

et des enseignants-chercheurs :

 

CHANTIERS POUR DES PROPOSITIONS ALTERNATIVES


 

Avec les dernières contre-réformes et leurs décrets d’application, et donc la mise en concurrence généralisée, ne cessent de se dégrader les conditions de travail des universitaires. Les cas de harcèlement, de mises au placard, d’exclusion des laboratoires, de souffrance au travail se multiplient. La précarité explose. Enfin, outre de nouvelles menaces pour tous (loi de mobilité) de menaces statutaires pèsent maintenant sur les enseignants de second degré.

 

La décentralisation de la gestion déplace encore plus le besoin d’action syndicale au niveau local. Avec le passage aux RCE, c’est à une dérégulation généralisée à laquelle nous devons faire face. Cela nécessite une articulation renforcée entre les structures nationales du SNESUP et les sections, de plus en plus sollicitées par des appels au secours des collègues.

 

Il est urgent de soustraire l’enseignement supérieur et la recherche à la logique de marchandisation qui préside aux réformes et aux dégradations constatées. Dans ce cadre, le syndicat s’engage dans un travail de réaffirmation et d’approfondissement de ses propositions alternatives et revendications.

 

Rappelons d’abord nos exigences immédiates :

- abrogation des textes statutaires découlant de la LRU ;

- égalité de tous les collègues dans la prise en compte et la reconnaissance de leurs activités, quels que soient leur statut ou leur université (refus de la modulation des services, TP=TD pour toutes et tous, oppositions aux primes et aux chaires dites d’excellence, etc.) ;

- défense et amélioration du statut et des droits des personnels enseignants de second degré en poste dans le supérieur, réaffirmées dans un texte programmatique par la CAN du SNESUP après l’annonce d’une réforme imminente de leur statut ;

- défense des personnels non titulaires et résorption de la précarité. C’est l’objet du document « Revendications du SNESUP pour les non titulaires de l’enseignement supérieur » récemment adopté par la CAN du SNESUP ;

- défense du système des retraites et des pensions en tant que salaire continué (cf. texte voté à ce congrès)

 

Nous lançons aujourd’hui plusieurs chantiers de réflexion en vue d’actualiser et approfondir les propositions du syndicat :

- missions et services des universitaires ;

- carrières (déroulement et gestion, problématique du corps unique) ;

- formation initiale et continue des enseignants du supérieur ;

- statuts des doctorants, post-doctorants et ATER (problématique du pré-recrutement) ;

- droits des personnels titulaires et non titulaires de la fonction publique (mutations, congés, droit syndical, etc.) ;

- recrutement (modalités, chiffrage des besoins en postes, résorption de la précarité).

 

Nous appelons l’ensemble des syndiqués et, plus largement tous les collègues, à se mobiliser sur ces revendications et à s’engager dans ces chantiers de réflexion pour construire une université libérée de l’emprise marchande répondant aux besoins sociaux.

 

  Congrès d'études du SNESUP-FSU 

Dijon, le 4 juin 2010 


Lire le Discours introductif de S.TASSEL, Secrétaire Général du SNESUP-FSU

Voir le Diaporama du Congrès


Par section.snesup-evry.over-blog.com
Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 18:48

 


AVERTISSEMENT CONCERNANT UN FAUX BLOG  SNESUP  A  EVRY


 

Un blog anonyme se réclamant du SNESUP de l’Université d’Evry, puis de la FSU, diffuse des documents et prises de positions en usurpant la signature de notre organisation.

 

Le ou les auteurs de ce blog ont en particulier diffusé un article prenant à partie la section d’Evry de la CGT : le SNESUP tient à faire savoir qu’il n’est pas à l’origine de ce texte, et ne reprend pas à son compte les attaques contre ce syndicat.

 

Le SNESUP informe les collègues que le seul blog autorisé à diffuser les positions de la section d’Evry de notre syndicat peut être retrouvé à l’adresse http://section.snesup-evry.over-blog.com

Victime d’une grave usurpation de sa signature, notre syndicat se réserve la possibilité de se retourner envers les responsables de ce préjudice si toute mention du sigle SNESUP dans le titre, la signature ou l’adresse de ce blog n’est pas retirée dans les plus brefs délais. Il en informe la FSU dont le sigle semble faire l’objet d’un même usage frauduleux.

 


Ce communiqué sera placé sur le site officiel du SNESUP national : lire le Communiqué sur le site National

Par section.snesup-evry.over-blog.com

Retour à la page d'accueil

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus